Nos conseils pour réussir les oraux

Les 10 conseils essentiels d’ePrépa pour réussir vos oraux d’écoles de commerce

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Les oraux des grandes écoles de commerce, qui départagent chaque année les candidats déclarés admissibles au terme des épreuves écrites, viennent de débuter. Nous vous donnons quelques conseils pour aborder au mieux cet exercice souvent stressant.

Si les tests écrits et les oraux de «connaissances» (langues vivantes ou autres) permettent de s’assurer qu’un candidat a bien le niveau pour intégrer une école, les oraux de personnalité (parfois appelés oraux de motivation) servent eux d’abord à vérifier que l’école conviendra bien à l’élève qui souhaite l’intégrer. L’important est donc de montrer son vrai profil. Plus facile à dire qu’à faire, surtout quand le stress s’invite au rendez-vous.

«Les écoles recherchent de vraies personnalités, pas des profils et des parcours stéréotypés », explique Julien Perrier, directeur pédagogique d’ePrépa. «Entre 18 et 21 ans, les jeunes auditionnés  mettent en avant des parcours souvent similaires, et des expériences professionnelles et extrascolaires proches. Il est donc nécessaire de sortir du lot de par ses expériences personnelles, son vécu, ou ses centres d’intérêts». En d’autres termes, pas question d’essayer de ressembler à un élève modèle imaginaire : mieux vaut affirmer ses singularités – sans pour autant tomber dans le travers du candidat perché.


Le respect de certaines règles est malgré tout fortement recommandé. Nous vous proposons ci-après 10 conseils pour affronter ces épreuves avec un peu plus de sérénité.

1. S’informer sur l’école : obligatoire

Il est indispensable de se renseigner à propos des formations proposées, des associations existantes, et des «spécialités» de l’établissement dans lequel vous présentez votre oral.

L’idée est de pouvoir prouver aux examinateurs que l’on manifeste un intérêt pour cette école. Difficile, en effet, de convaincre un jury que l’on veut à tout prix intégrer un établissement si l’on ne sait pas quels cours y sont dispensés ! Dans la même logique, renseignez-vous  sur les associations existantes et parlez de celles que vous pensez déjà intégrer, en cas de succès au concours.

 

2. Préparez une introduction

Pour 90% des oraux des écoles de commerce, la première question est la même « Présentez-vous », estime Julien Perrier, directeur pédagogique d’ePrépa. En plus d’une présentation formelle (qui l’on est, ce que l’on a fait avant, pourquoi on veut intégrer l’école), votre réponse introductive doit orienter la conversation vers les sujets que vous voulez évoquer. Le jury cherche avant tout à mieux vous connaître, il faut lui tendre des perches. Si vous désirez discuter d’une de vos passions ou de vos expériences, n’hésitez donc pas à les introduire dès votre présentation.

Il n’est pas nécessaire de proposer une conclusion. En revanche, poser une question au jury en fin d’oral s’il vous y êtes invité est une bonne idée. Pour Julien Perrier, « il n’y a rien de pire que de finir un entretien par « eh bien voilà, non je n’ai pas de question ». Il est essentiel d’avoir préparé une ou deux questions pertinentes, qui montreront au jury que vous n’êtes pas venu les mains dans les poches et que vous êtes demandeur d’informations.

3. Mettre en avant ses projets extrascolaires et ses hobbies

Face à des profils très similaires, ce sont ces sujets qui peuvent faire la différence. Si vous êtes passionné par un auteur ou un musicien original, dites-le : le jury n’est pas là pour juger des goûts artistiques des candidats. Attention cependant à bien maîtriser le sujet que vous allez mettre en avant. Par exemple si vous êtes allé deux fois dans votre vie à l’Opéra, vous ne pouvez pas annoncer que vous êtes un passionné d’art lyrique. De la même façon, valorisez vos projets menés en dehors de l’école. Les écoles aiment beaucoup les profils entreprenants.

4. Se tenir au courant de l’actualité

Les questions d’actualité sont la seule manière pour un jury de tester l’ouverture au monde des candidats. Il est donc conseillé donc de faire attention aux nouvelles économiques, sociales, politiques ou internationales. En revanche, nul besoin de décortiquer le journal du début à la fin ; on exige seulement que vous connaissiez les quatre ou cinq événements marquants des trois derniers mois, dans l’actualité française et internationale.

 

5. Faire preuve d’humilité

Il ne faut pas essayer de faire croire que l’on sait tout : mieux vaut avouer une petite ignorance que de se ridiculiser en tentant de faire illusion. Comportez-vous comme si vous étiez à un entretien d’embauche. Restez courtois en toutes circonstances, et évitez absolument les phrases comme “je ne sais pas si vous savez”. Par ailleurs le jury apprécie tout particulièrement les candidats faisant preuve d’humilité, ne serait-ce que pendant la durée de l’entretien.

 

6. Préparez 3 qualités et 3 défauts

Grand classique des entretiens de recrutement, cette question est également incontournable lors des oraux. Mieux vaut donc s’y préparer, car si les candidats ont généralement peu de mal à se trouver des qualités, identifier ses défauts semble parfois plus compliqué…. et plus risqué ! Difficile de dire quelle est la pire des réponses entre « je suis trop perfectionniste » et « je manque totalement de rigueur ». Si vous ne vous trouvez pas de défauts non rédhibitoires, essayez de penser à des axes d’amélioration, souvent plus simples à identifier.

 

7. Soignez votre communication non-verbale

 

Regardez les membres du jury, tenez-vous droit, souriez… bref, faites attention à l’image que vous renvoyez pendant la durée de l’entretien. La tenue est également très importante : tailleur pour les femmes et costume pour les hommes. Contrairement aux conseils que vous pouvez lire sur Internet, le port de la cravate est OBLIGATOIRE. Pourquoi ? Parce qu’on ne vous reprochera jamais d’en avoir mis une, mais le contraire peut choquer, et amener à une question introductive qui vous déstabiliser

a pour le reste de l’entretien : « Pensez-vous que notre école ne vaille pas la peine de vous y présenter avec une cravate ?»

 

8. Évitez généralités et banalités

Il faut éviter les propos de type café du commerce. Si vous exprimez une opinion, prenez donc garde à ce qu’elle soit bien argumentée. De manière générale, cherchez à tout moment à préciser vos propos au maximum. Si vous prétendez aimer le cinéma, la littérature ou la peinture, rappelez le dernier film que vous avez vu, le dernier livre que vous avez lu, ou la

dernière exposition à laquelle vous avez assisté, et ce que vous en avez retenu. Cette partie exige un travail de préparation important.

Si vous voulez travailler dans l’humanitaire, retenez les noms des associations de l’école dédiées à ces problématiques. Plus généralement il est apprécié que chacun de vos arguments soit constamment illustré par un exemple concret, tiré de votre parcours académique ou extra-scolaire.

 

 

 

 

 

9. Réfléchir à son avenir

Ne pas avoir de projet professionnel bien défini n’est pas un problème et la plupart des jeunes passant les oraux sont dans ce cas. D’ailleurs a posteriori peu de projets professionnels annoncés lors de cet entretien sont finalement réalisés à la sortie de l’école, et c’est bien normal. Mieux vaut cependant ne pas arriver en touriste. Si vous avez une idée de ce que vous ne voulez pas faire, c’est un bon point de départ. Il ne faut d’ailleurs pas hésiter à le dire, cela montre que l’on a réfléchi à la question.

Si possible, essayez d’identifier un domaine qui vous séduit a priori, quitte à changer d’avis plus tard. Il y a deux écueils à éviter : un projet professionnel trop précis « Je veux être consultant en cost-killing dans le domaine IT » et un projet trop ambitieux ou décorrélé de la réalité : « J’ai un ami qui est trader à Tokyo, j’aimerais bien faire cela également ».

 

10. Ne pas s’inquiéter à propos des questions pièges

La majorité de ces fameuses questions pièges étaient systématiques dans les années 1990, elles sont totalement démodées aujourd’hui, et c’est tant mieux ! S’il arrive au jury de poser des questions déstabilisantes, c’est toujours en réaction à ce qu’il s’est passé durant l’entretien. Si un jeune homme se prétend bon vendeur d’un air très assuré, on peut lui demander d’essayer de nous vendre sa chaise, ou son stylo, par exemple. Une manière de vérifier sur pièces les affirmations des personnes vaniteuses, d’où l’intérêt d’agir avec humilité.

D’autres questions, parfois perçues comme piégeuses, visent simplement à réorienter la conversation vers un nouveau sujet. Si le jury estime avoir fait le tour d’une question ou d’un aspect du caractère d’un candidat, il peut décider de lancer une question sur un tout autre sujet pour essayer d’explorer autre chose. Il s’agit plus souvent d’une opportunité que d’un piège ! Si l’on vous pose l’une de ces questions, c’est simplement que les examinateurs ne veulent pas rater une des facettes de votre personnalité.

Enfin si les questions pièges du type « préférez-vous le cassoulet ou le pot-au-feu » sont démodées, elles ne sont pas inexistantes. Dans un tel cas, gardez votre calme, répondez à la question avec aplomb, et reprenez votre argumentation là où vous l’aviez laissée, après vous être assuré que la réponse convienne au jury.

 


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