Réussir le test probatoire

Comment réussir le concours de l'EDL ?

Important : le test probatoire d’entrée à l’École du Louvre devient le Concours d’entrée en premier cycle de l’École du Louvre. A partir de 2020, l’École du Louvre entre dans le dispositif Parcoursup..

Les épreuves du concours 2020 changent, même si elles restent proches de l’ancien test probatoire.

Plus d’infos à venir.

Date du prochain test probatoire : 18 avril 2020

Le nouveau concours d'entrée en première année de l'école du Louvre

Les information de l'EDL

Exercice 1 – Une série de questions

Durée de l’épreuve : environ 20 mn. 20 points.

Une série de questions permettant d’évaluer la capacité des candidats à se situer dans l’espace (lecture de cartes, plans, etc.) et dans le temps (maîtrise de repères chronologiques, usage d’une chronologie).
Le programme du tronc commun de première année de premier cycle portant sur les périodes anciennes, les civilisations et les sites archéologiques des Antiquités orientales, égyptiennes, grecques, romaines ainsi qu’indiennes et chinoises, il est indispensable que les élèves puissent asseoir leurs futures acquisitions de connaissances sur de solides structures spatio-temporelles.
Le premier exercice repose sur la maîtrise générale d’un cadre chronologique et topographique (histoire humaine et géographie physique). Les connaissances acquises au cours de l’enseignement secondaire le fournissent. Il est bon d’en faire une révision large, des grandes périodes de la préhistoire à nos jours (dates-clés), de la géographie physique et historique de la France aux grands équilibres planétaires.

Ce qu'il faut comprendre

Exercice 1

La partie culture générale reste sensiblement similaire, il ne devrait pas il y avoir d’importants changements. D’une épreuve articulée en trois parties : TEMPS, ESPACE et SENS, nous passons à un format en deux parties seulement : TEMPS et ESPACE, noté sur 20 points au lieu de 30.

La partie SENS (les questions 20 à 30 de l’ancien test probatoire) qui concernait le sens des mots (vocabulaire, grammaire, conjugaisons) disparait. Ce qui est compréhensible au regard de la part significative d’expression écrite imposée dans les épreuves 2 et 3.

Pour réviser, bornez vous à travailler sur les annales, en ne vous focalisant que sur les 20 premières questions : chronologie, histoire, géographie, repérage dans l’espace, etc.

Exercice 2 – Un exercice de description d’une œuvre d’art

Durée de l’épreuve : environ 40 mn. 20 points.

Cette épreuve permet évaluer les capacités d’observation et d’attention portée à une œuvre (reprographiée en couleurs) soumise aux candidats, ainsi que leur aptitude à structurer une description, en conjuguant acuité du regard, précision du vocabulaire et maîtrise de l’expression écrite.

Il n’y a pas de méthode toute faite pour traduire en mots ce que l’on voit. Trois critères sont cependant fondamentaux : la capacité à aiguiser son regard, la précision du vocabulaire, la structuration et la qualité du texte produit. Cette épreuve n’appelle pas de connaissances particulières en histoire de l’art.

 

Exercice 2

Auparavant nous avions deux documents iconographiques avec un ensemble de 13 questions, noté sur 13 points. Exit les questions, l’analyse est à faire par vous même, de manière littéraire. Un changement de format qui a pour but de mesurer encore un fois votre capacité de raisonnement et surtout votre aisance rédactionnelle.

La notation portera sur les points suivants : pertinence et articulation des arguments, orthographe et syntaxe, suite logique dans l’enchainement de vos parties.

Si nous traduisons un à un les trois critères communiqués par l’école du Louvre :

  • « Capacité à aiguiser son regard » : l’observation de l’œuvre doit être complète et reprendre toutes les caractéristique du tableau
  • « Précision du vocabulaire » : en particulier l’utilisation de termes d’analyse technique : ombres et lumières, ligne de fuite, ligne de force, notions de champ / contre-champ / hors champ, repérages des plans, identification des couleurs: primaires, secondaires, complémentaires, lignes de composition, etc.
  • Structuration et qualité du texte » : Comme pour la rédaction il est nécessaire d’organiser ses propos en parties distinctes, avec une conclusion et une introduction. La qualité relève de la syntaxe et de l’orthographe.

Nous n’avons pas encore d’information précise mais il semblerait que les candidats n’aient pas le choix parmi plusieurs documents iconographiques. La longueur de votre description doit être comprise entre 2 et 3 pages.

Votre capacité à mener une analyse technique de l’œuvre d’art (ligne de fuite, plans, profondeur, couleurs, etc.) est fondamentale.

Comme il s’agit de la première épreuve de ce genre, il fortement probable qu’une peinture soit au programme cette année (pas de photographie).

Exercice 3 : composition d’histoire de l’art

Durée de l’épreuve : environ 2h00. 40 points.

Cette composition écrite fait appel à la culture scolaire et personnelle du candidat, mais rend également compte de la préparation de l’épreuve accomplie pendant l’année scolaire en cours. Ainsi le sujet qui doit être traité permet de faire appel à certaines des œuvres mises annuellement au programme (voir plus loin), de les associer –éventuellement avec d’autres- dans un propos clair et organisé. L’épreuve permet aussi d’apprécier la correction de la langue et les qualités d’expression écrite du candidat.

Il s’agit d’une composition d’histoire de l’art, traitant un sujet assez général portant sur une longue période chronologique et couvrant aire géographique étendue. Elle se fonde sur le travail fourni par le candidat à partir des œuvres du programme établi par l’École du Louvre.
Elle doit permettre d’apprécier l’aisance des candidats dans l’usage de la langue écrite, du point de vue de la maîtrise de la forme (orthographe, grammaire, syntaxe, élégance du style) comme dans la conduite d’un raisonnement argumenté et illustré. Il est impératif de structurer cette composition par la présence d’une introduction, présentant le sujet, ses enjeux, et annonçant le plan choisi. Le développement sera ensuite organisé en quelques parties, articulées entre elles, dont les idées-clés seront étayées par des exemples référencés (titre [toujours souligné], date, lieu de conservation / localisation). Le devoir se terminera par une conclusion récapitulant les grandes lignes de l’argumentation.
La spécificité d’une composition d’histoire de l’art est d’être une démonstration qui prend appui sur des exemples concrets se référant à des œuvres précisément nommées et identifiées. On veillera à ne pas accumuler l’évocation d’exemples, mais à les introduire judicieusement au fil du développement, en en justifiant le choix. Les candidats pourront puiser ces exemples dans la liste limitative d’œuvres au programme, mais aussi valoriser leur culture visuelle.

Exercice 3 : composition d’histoire de l’art

Deux principaux changements ici : il n’y a plus les douze questions portant sur la compréhension du texte de littérature française, et le temps imparti pour la rédaction est désormais de deux heures au lieu d’une seule auparavant.

Aussi, bien que le temps alloué à cette épreuve ne soit que doublé, le barème de points a lui été multiplié par quatre, passant de 10 à 40 points, soulignant, une fois de plus, l’importance de la partie rédaction dans le concours.

En réalité, hormis le nombre de points et la durée, les consignes et attentes de la rédaction n’ont que peu changées : maîtrise de la langue (orthographe, grammaire, syntaxe, élégance du style, raisonnement argumenté et illustré), nécessité d’organiser sa rédaction : elle doit être structurée, avec un plan annoncé en introduction, deux ou trois parties de développement et une conclusion. La présence de connecteurs logique précis est indispensable afin d’articuler proprement vos arguments.

Des conseils que l’on répète chaque année à nos étudiants.

Enfin, il est demandé « d’illustrer vos propos par des œuvres précisément nommées et identifiées » ; là encore rien de nouveau, la formule utilisée dans le passé était : « illustrer vos propos par de exemples précisément analysés ». Néanmoins, à la différence du test probatoire, l’EDL vous communique dès 2020 une « liste d’exemples d’œuvres d’art mises annuellement au programme« . En précisant que les candidats pourront puiser dans cette liste leurs exemples. L’utilisation du verbe « pouvoir » n’est pas anodin : vous avez la possibilité de vous appuyer sur ces œuvres au programme, mais rien ne vous y contraint.

Le concours jusqu'en 2019

Véritable concours d’entrée, le test probatoire de l’école du Louvre requiert de solides connaissances en culture générale, des qualités d’analyse d’œuvres iconographiques et un bon niveau en expression écrite. Il n’y a ni épreuve orale, ni épreuve de langues. Le test dure trois heures et se ventile en trois parties :

  • un questionnaire de culture générale
  • un questionnaire portant sur un texte et conduisant à une rédaction
  • un questionnaire d’analyse de deux documents visuels

En 2017, le taux de réussite était de 19,88 % (21,19 % en 2016) pour 1735 inscrits.

Le dossier d’inscription au test sera disponible de début décembre à fin février sur le site de l’École du Louvre. Le candidat doit être au moins dans son année d’obtention du bac ou équivalent afin de pouvoir s’inscrire.

De plus en plus de candidats disposent d’une ou de plusieurs années d’études post-bac, ce qui accroît chaque année la sélectivité du concours… et accentue le caractère indispensable d’une préparation sérieuse et efficace. Vous trouverez ci-après quelques conseils généraux sur les trois différentes parties composant le test :

1. Questionnaire de culture générale (30 pts)

Le niveau des questions est hétérogène, il s’agit de questions sur l’histoire de l’art mais aussi sur l’Histoire générale , sur les écoles littéraires et artistiques ou encore portant sur grands peintres et sculpteurs. Des questions de pure chronologie, comme par exemple placer les règnes des rois de France les uns par rapport aux autres . Quant à la partie sur l’espace, elle aborde autant les notions géographiques que l’architecture ou la lecture de plans. En prenant du recul, il semble évident que les candidats n’ont pas toujours besoin de connaissances poussées en culture générale pour ces QCM ; en revanche, l’apprentissage d’une méthodologie efficace lui permettra de gagner de nombreux points.

Exemple de question simple : « Ecrire XXVII en chiffres arabes »

Exemple de question complexe : « Dans quel pays actuel situe-t-on traditionnellement le royaume de Saba ? »

Les conseils ePrépa pour réussir cette épreuve :

Les questions font appel à des domaines extrêmement variés mais restent relativement simples. La meilleure des méthodes de révision est de balayer un large programme en Histoire, Géographie, Religions, Chronologie, Mythologie, Sciences, etc… Inutile d’aller trop loin pour chaque thématiques : lire 500 pages sur la Vème RF dans le seul but de préparer le test probatoire serait une perte de temps. Il s’agit en revanche de bien connaitre les dates de créations des Républiques, ainsi que leurs présidents.

2. Questionnaire sur documents iconographique (13pts)

Le questionnaire sur documents visuels porte sur des photos, gravures, planche de BD, tableau, connus ou inconnus. Un tableau de Géricault peut côtoyer un document aussi anodin que la photo inconnue d’un anonyme en train de lire un journal. Les questions font essentiellement appel aux qualités d’observation des candidats, elles portent sur des détails ou sur les différents plans du cliché. Cependant, bien que rare, cela peut déboucher sur d’autres questions portant sur des définitions de termes architecturaux ou artistiques. Comme pour l’épreuve de culture générale, le niveau de difficulté des questions peut être très hétérogène.

Exemple de question simple : « Quel est le format de la photo ? » Portrait ou paysage

Exemple de question complexe : « Pour chaque texture que vous avez précédemment identifiée sur la photo, indiquez l’élément photographique auquel elle correspond et la matière ou le matériau à laquelle chaque texture renvoie. »

Les conseils ePrépa pour réussir cette épreuve :

Nous retrouvons souvent les mêmes questions d’une année sur l’autre. S’entraîner avec les annales et analyser méticuleusement les enjeux de chaque question, est indispensable, et vous permettra de gagner du temps, et donc des points. Chez ePrépa, nous avons mis au point des techniques ad hoc, permettant d’anticiper l’immense majorité des questions, ce qui limite l’appréhension de nos étudiants vis-à-vis de cette épreuve, particulièrement redoutée par les candidats.

3. Compréhension et maîtrise de la langue française (22 pts)

Cette section est composée de deux parties : un questionnaire sur texte et une rédaction de trois à quatre pages.

Le questionnaire, constitué de douze questions, porte sur un texte au vocabulaire plus ou moins complexe selon les années.

La rédaction s’apparente à une courte dissertation sur un sujet de réflexion issu du monde artistique, culturel ou sociétal comme les relations entre les évolutions de l’art et la société, ou le parallèle entre l’art d’aujourd’hui et celui du passé (test 2016). Un seul sujet est proposé aux candidats.

La partie rédactionnelle revêt une importance croissante, encore plus depuis le test 2016, alors que les correcteurs regrettaient une qualité d’expression de plus en plus faible. Les barèmes de notation ont profondément changé, les correcteurs évaluent les compétences rédactionnelles (orthographe, syntaxe, construction) avec un haut niveau d’exigence.

Les conseils ePrépa pour réussir cette épreuve :

Il faut bien comprendre que bien plus que la capacité à produire un contenu pertinent, c’est la qualité d’expression qui est considérée comme le critère fondamental de sélection. Ce ne sont donc pas les connaissances en histoire de l’art qui sont évaluées ici, mais la capacité de chaque étudiant à rédiger un texte court cohérent, sans fautes de syntaxe ou d’orthographe. Chez ePrépa, nous donnons à nos étudiants tous les outils pour produire un plan pertinent, et être capable de mobiliser des exemples adéquats, grâce notamment à nos précieuses fiches exemples, développées spécialement pour l’épreuve.

Vous le remarquez, loin de faire appel à des connaissances pointues en culture générale, le test probatoire de l’École du Louvre demande avant tout un travail rigoureux et beaucoup de méthodologie. Chez ePrépa pas de visite de musée ou de cours de langue, nous n’avons qu’un seul objectif : vous faire progresser vite et bien pour vous permettre de réussir le concours d’entrée de l’école du Louvre.

Au boulot !