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Réussir le concours de l’école du Louvre

Comment réussir le nouveau concours de l'EDL ?

Important : le test probatoire d’entrée à l’École du Louvre devient le Concours d’entrée en premier cycle de l’École du Louvre. En 2020, l’École du Louvre entre dans le dispositif Parcoursup.

A partir de 2020, les épreuves du concours changent, même si elles restent proches de l’ancien test probatoire. Les concours 2020 et 2021 ayant été annulés, l’école du Louvre n’éditera pas d’annale sur la nouvelle version du concours.

 

Date du concours 2022 : 16 Avril 2022

Le nouveau concours d'entrée en première année de l'école du Louvre

Loin de faire appel à des connaissances pointues en culture générale ou en Histoire de l’art, le nouveau concours de l’École du Louvre demande avant tout un travail rigoureux et beaucoup de méthodologie. Chez ePrépa nous allons à l’essentiel : nous ne vous accompagnerons pas dans vos visites de musées -car vous pouvez le faire seul et gratuitement-, nous ne vous imposerons pas de lire des centaines de pages d’Histoire de l’art et nous ne vous donnerons pas de cours de langues, car tout cela est inutile pour le concours !

Nous n’avons qu’un seul objectif : vous faire progresser vite et bien, pour vous permettre de réussir le concours d’entrée.

L'épreuve, d'une durée totale de 3h00, se divise en trois parties :

Les information de l'EDL

Étape 1 : pré-sélection effectuée dans Parcoursup

“Le dispositif Parcoursup est l’unique voie d’accès à l’inscription au concours.
Frais de dossier : 65 euros (boursiers exonérés)

Une première sélection des candidats est opérée à partir des notes du baccalauréat de français de Première et de celles de certaines matières évaluées en contrôle continu pendant l’année de Première et les deux premiers trimestres de Terminale.
Les candidats pré-sélectionnés sont convoqués pour la deuxième étape du concours.
Les candidats qui ont suivi en Terminale l’option de spécialité « Histoire des arts » sont dispensés de pré-sélection et directement convoqués à la deuxième étape.”

Salvador Dali : Téléphone homard

Ce qu'il faut comprendre

Cela était attendu : depuis 2020 l’École du Louvre intègre le dispositif Parcoursup. Les modalités d’inscription vont donc changer, ce qui n’a rien d’inquiétant.

En revanche, et c’est une surprise, le jury ne permettra pas à tous ceux qui le souhaitent de passer le concours. Une pré-sélection, basée sur les notes du bac de français, et les moyennes de seconde et de terminale, dans les disciplines littéraires (Français, Philosophie, Histoire-Géo), sera effective dès 2020. Cela permettra d’écrémer les candidatures et d’éviter qu’un étudiant médiocre, mais chanceux, puisse intégrer l’école. Il n’y a pas de raison de paniquer, l’école devrait recevoir pour son concours au minimum un millier d’étudiants, et en refuser au maximum 700 (1705 candidat en 2019).

Concrètement si vous avez plus de 14 de moyenne dans les matières susnommées, vous n’avez pas à vous inquiéter. Au-delà de 12, vous devriez également pouvoir passer le concours. En dessous de 12, nous vous conseillons de travailler sérieusement vos deux premiers trimestres de terminale. Une lettre de motivation avec un nombre de caractères limité est exigée.

Les critères de pré-sélection précis ne sont pas communiqués par l’école du Louvre.

Enfin, en ce qui concerne les candidats post-bac, votre dossier doit également être constitué via Parcoursup, et répondra aux mêmes  critères .

Les information de l'EDL

Épreuve 1 – Une série de questions

Durée de l’épreuve : environ 20 mn. 20 points.

Une série de questions permettant d’évaluer la capacité des candidats à se situer dans l’espace (lecture de cartes, plans, etc.) et dans le temps (maîtrise de repères chronologiques, usage d’une chronologie).
Le programme du tronc commun de première année de premier cycle portant sur les périodes anciennes, les civilisations et les sites archéologiques des Antiquités orientales, égyptiennes, grecques, romaines ainsi qu’indiennes et chinoises, il est indispensable que les élèves puissent asseoir leurs futures acquisitions de connaissances sur de solides structures spatio-temporelles.
Le premier exercice repose sur la maîtrise générale d’un cadre chronologique et topographique (histoire humaine et géographie physique). Les connaissances acquises au cours de l’enseignement secondaire le fournissent. Il est bon d’en faire une révision large, des grandes périodes de la préhistoire à nos jours (dates-clés), de la géographie physique et historique de la France aux grands équilibres planétaires.

Ce qu'il faut comprendre

Épreuve -1-

La partie culture générale reste sensiblement similaire, il ne devrait pas y avoir d’important changement. D’une épreuve articulée en trois parties : TEMPS, ESPACE et SENS, nous passons à un format en deux parties seulement : TEMPS et ESPACE, notées sur 20 points au lieu de 30. Il n’y a que 10 questions dans ce premier exercice.

La partie SENS (les questions 20 à 30 de l’ancien test probatoire) qui concernait le sens des mots (vocabulaire, grammaire, conjugaison) disparait. Ce qui est compréhensible au regard de la part significative d’expression écrite imposée dans les épreuves 2 et 3.

Pour réviser, travaillez sur les annales, en ne vous focalisant que sur les 20 premières questions : chronologie, histoire, géographie, repérage dans l’espace, etc.

Épreuve 2 – Un exercice de description d’une œuvre d’art

Durée de l’épreuve : environ 40 mn. 20 points.

Cette épreuve permet évaluer les capacités d’observation et d’attention portée à une œuvre (reprographiée en couleurs) soumise aux candidats, ainsi que leur aptitude à structurer une description, en conjuguant acuité du regard, précision du vocabulaire et maîtrise de l’expression écrite.

Il n’y a pas de méthode toute faite pour traduire en mots ce que l’on voit. Trois critères sont cependant fondamentaux : la capacité à aiguiser son regard, la précision du vocabulaire, la structuration et la qualité du texte produit. Cette épreuve n’appelle pas de connaissances particulières en histoire de l’art.

Hopper - Chambre sur mer.

Épreuve -2-

Auparavant nous avions deux documents iconographiques avec un ensemble de 13 questions, noté sur 13 points. Exit les questions : l’analyse est à faire par vous même, de manière littéraire. Un changement de format qui a pour but de mesurer, encore un fois, vos capacités d’observation, de raisonnement et surtout votre aisance rédactionnelle.

La notation portera sur les critères suivants : pertinence et articulation des arguments, orthographe et syntaxe, suite logique dans l’enchainement de vos parties.

Ci-après l’interprétation que nous faisons des critères communiqués par l’école du Louvre :

  • “Capacité à aiguiser son regard” : l’observation de l’œuvre doit être complète et reprendre toutes les caractéristique du tableau.
  • “Précision du vocabulaire” : en particulier l’utilisation de termes d’analyse technique : ombres et lumières, ligne de fuite, ligne de force, notions de champ / contre-champ / hors champ, repérages des plans, identification des couleurs : primaires, secondaires, complémentaires, lignes de composition, etc.
  • Structuration et qualité du texte” : Comme pour la rédaction il est nécessaire d’organiser ses propos en parties distinctes, avec une conclusion et une courte introduction. La qualité relève de la syntaxe et de l’orthographe.

Nous n’avons pas encore d’information précise, mais il semblerait que les candidats n’aient pas le choix parmi plusieurs documents iconographiques. La longueur de votre description doit être comprise entre 2 et 3 pages.

Votre capacité à mener une analyse technique de l’œuvre d’art (ligne de fuite, plans, profondeur, couleurs, etc.) est fondamentale.

Comme il s’agit de la première épreuve de ce genre, il probable qu’un tableau bien connu soit au programme cette année (pas de photographie).

Épreuve 3 : composition d’histoire de l’art

Durée de l’épreuve : environ 2h00. 40 points.

Cette composition écrite fait appel à la culture scolaire et personnelle du candidat, mais rend également compte de la préparation de l’épreuve accomplie pendant l’année scolaire en cours. Ainsi le sujet qui doit être traité permet de faire appel à certaines des œuvres mises annuellement au programme (voir plus loin), de les associer –éventuellement avec d’autres- dans un propos clair et organisé. L’épreuve permet aussi d’apprécier la correction de la langue et les qualités d’expression écrite du candidat.

Il s’agit d’une composition d’histoire de l’art, traitant un sujet assez général portant sur une longue période chronologique et couvrant aire géographique étendue. Elle se fonde sur le travail fourni par le candidat à partir des œuvres du programme établi par l’École du Louvre.

Elle doit permettre d’apprécier l’aisance des candidats dans l’usage de la langue écrite, du point de vue de la maîtrise de la forme (orthographe, grammaire, syntaxe, élégance du style) comme dans la conduite d’un raisonnement argumenté et illustré. Il est impératif de structurer cette composition par la présence d’une introduction, présentant le sujet, ses enjeux, et annonçant le plan choisi. Le développement sera ensuite organisé en quelques parties, articulées entre elles, dont les idées-clés seront étayées par des exemples référencés (titre [toujours souligné], date, lieu de conservation / localisation). Le devoir se terminera par une conclusion récapitulant les grandes lignes de l’argumentation.
La spécificité d’une composition d’histoire de l’art est d’être une démonstration qui prend appui sur des exemples concrets se référant à des œuvres précisément nommées et identifiées. On veillera à ne pas accumuler l’évocation d’exemples, mais à les introduire judicieusement au fil du développement, en en justifiant le choix. Les candidats pourront puiser ces exemples dans la liste limitative d’œuvres au programme, mais aussi valoriser leur culture visuelle.

Le Douanier-Rousseau : Le Rêve (détail)

Épreuve -3- :

Deux principaux changements ici : il n’y a plus les douze questions portant sur la compréhension du texte de littérature française, et le temps imparti pour la rédaction est désormais de deux heures au lieu d’une seule auparavant.

Aussi, bien que le temps alloué à cette épreuve ne soit que doublé, le barème de points a lui été multiplié par quatre, passant de 10 à 40 points, soulignant, une fois de plus, l’importance de la partie rédaction dans le concours.

En réalité, hormis le nombre de points et la durée, les consignes et attentes de la rédaction n’ont que peu changées : maîtrise de la langue (orthographe, grammaire, syntaxe, élégance du style, raisonnement argumenté et illustré), nécessité d’organiser sa rédaction : elle doit être structurée, avec un plan annoncé en introduction, deux ou trois parties de développement et une conclusion. La présence de connecteurs logique est indispensable afin d’articuler proprement vos arguments.

Des conseils que l’on répète chaque année à nos étudiants.

Enfin, il est demandé “d’illustrer vos propos par des œuvres précisément nommées et identifiées” ; là encore rien de nouveau, la formule utilisée dans le passé était : “illustrer vos propos par des exemples précisément analysés”. Néanmoins, à la différence de l’ancien concours, l’EDL vous communique pour 2022 une “Liste d’exemples d’œuvres d’art mises annuellement au programme“. En précisant que les candidats pourront puiser leurs exemples dans cette liste . L’utilisation du verbe “pouvoir” n’est pas anodin : vous avez la possibilité de vous appuyer sur ces œuvres au programme, mais rien ne vous y contraint. Il est ici inutile de passer des heures sur chaque œuvre ; il s’agit surtout d’être capable de synthétiser les points les plus saillants de chacune, et d’identifier lesquels sont utilisable pour cette épreuve 3.

ePrépa propose chaque année des fiches récapitulatives pour chacune des œuvres de ce listing ; dans la mesure du possible ces fiches sont élaborées en cours, avec la participations des candidats.